Vingt fragments d’une jeunesse vorace

Vingt fragments d’une jeunesse vorace

Xiaolu Guo

J’adorais photographier Pékin. Les grilles de fer de part et d’autre des portes de la Cité interdite une après-midi d’été. Un soldat de l’Armée de libération du peuple penché pour déneiger à la pelle en hiver. Le canal de Pékin pollué par les ordures – un vrai crève-coeur. Le portrait de Mao sur la place Tien’anmen, entouré d’un océan de drapeaux rouges. Des...

Traduit par Karine Lalechere

Édition papier

Date de parution : 05/02/2009

Prix : 17,25 €

Format : 20.5 x 14 cm, 192p.

ISBN : 978-2-283-02355-6

J’adorais photographier Pékin. Les grilles de fer de part et d’autre des portes de la Cité interdite une après-midi d’été. Un soldat de l’Armée de libération du peuple penché pour déneiger à la pelle en hiver. Le canal de Pékin pollué par les ordures – un vrai crève-coeur. Le portrait de Mao sur la place Tien’anmen, entouré d’un océan de drapeaux rouges. Des anciens qui disputaient une partie de ping-pong […]. Xiaolin a tout déchiré en mille morceaux. J’étais redevenue une paysanne sans passé, exilée à la ville.

Elle s’appelle Fenfang, c’est une jeune fille vorace de vingt ans qui adore le cinéma et les nouilles OVNI, qui change sans une larme de job comme de garçon, qui se fait virer de chez elle pour amoralité, qui cherche le grand amour et la beauté, mais pour qui rien n’est simple à Pékin…
Pourtant, quand, à dix-sept ans, Fenfang fuit le sud de la Chine et son village claustrophobe entouré de champs de patates douces à perte de vue pour venir trouver à Pékin un destin de star du grand écran, elle ne sait pas encore que c’est la ville la moins romantique du monde. Ni qu’elle ira grossir les rangs des six mille sept cent quatre-vingt-six jeunes figurantes d’un film. Ni que tout cela ne se terminera pas en un conte de fées. Mais Fenfang est une idéaliste…