Une vie d’emprunt

Une vie d’emprunt

Boris Fishman

Slava, jeune Juif russe de New York, est un modèle d’intégration. Fuyant sa communauté, sa langue maternelle et le poids du destin familial, il s’est installé à Manhattan où, à défaut de réaliser ses rêves d’écrivain, il a dégoté un poste de larbin pour la prestigieuse revue Century avec, en prime, une petite amie américaine branchée et sexy. Mais la mort de sa grand-mère...

Traduit par Stéphane Roques

Édition papier

Date de parution : 28/08/2014

Prix : 22,00 €

Format : 20.5 x 14 cm, 448p.

ISBN : 978-2-283-02717-2

Édition numérique

Acheter ce livre au format numérique

Date de parution : 28/08/2014

Prix : 15,99 €

ISBN : 978-2-283-02779-0

    « Une vie d’emprunt est le premier roman tout à fait marquant d’un jeune écrivain merveilleusement doué. En retraçant les aventures d'un homme, une sorte de « conservateur des souffrances » qui rédige de fausses lettres de réclamations de victimes de l’Holocauste pour son grand-père et ses voisins immigrés russes dans le sud de Brooklyn, Boris Fishman livre un très beau roman sur la conscience et la loyauté familiale : nuancé, tendre, et souvent très drôle, ce texte restera longtemps gravé dans les mémoires. »

    Joyce Carol Oates,

    « En profonde empathie avec ses personnages, ce roman plein de cœur et de cran nous rappelle douloureusement que le passé n'est jamais vraiment révolu. Boris Fishman est un écrivain magnifique, et Une vie d’emprunt mérite un grand succès. »

    Jim Harrison,

    « Reste-t-il une place dans le paysage littéraire pour un nouveau jeune et brillant écrivain émigré ? Mieux vaudrait, car en voici un. Le premier roman de Boris Fishman, Une vie d’emprunt, est audacieux, ambitieux, et formidablement intelligent. »


    Patricia T. O’Conner. The New York Times (États-Unis).


     


    « Le premier roman de Boris Fishman évoque avec une grande finesse, une réelle humanité et une indéniable drôlerie, les questions de l’identité, de la mémoire et du mensonge. »


    Marie Michaud, Librairie Gibert Joseph (Poitiers). Page des Libraires.


     


    « […] Boris Fishman a de nombreux points communs avec le héros de ce premier roman aussi gonflé que réussi, aussi drôle que touchant. Il a le talent de construire des personnages qui donnent une vitalité et une subtilité irrésistibles à ce livre sur le rapport, qui n'est pas toujours d'adéquation, entre la vérité et l'exactitude factuelle, sur l'héritage et la transmission, et sur la possibilité de choisir son destin sans être contraint de s'oublier en chemin. »


    Raphaëlle Leyris. Le Monde des Livres.

Slava, jeune Juif russe de New York, est un modèle d’intégration. Fuyant sa communauté, sa langue maternelle et le poids du destin familial, il s’est installé à Manhattan où, à défaut de réaliser ses rêves d’écrivain, il a dégoté un poste de larbin pour la prestigieuse revue Century avec, en prime, une petite amie américaine branchée et sexy. Mais la mort de sa grand-mère le ramène brutalement parmi les siens, à Brooklyn, et plus précisément chez son grand-père. Le vieux Guelman a souffert dans la vie parce qu’il était juif, parce qu’il était citoyen de seconde zone en Union soviétique, puis immigré russe en proie au mépris d’une Amérique triomphante – et voudrait bien, aujourd’hui, obtenir réparation. Mais il n’est éligible à aucun programme d’indemnisation. Qu’à cela ne tienne, Slava est écrivain, il sait raconter des histoires…

Une vie d’emprunt est un texte poignant et drôle sur l’identité, l’immigration, les aléas de la morale, mais aussi et surtout un saisissant portrait de ces communautés marquées au fer rouge par l’histoire du xxe siècle et passées sans transition d’une société soviétique à l’american way of life.