Joseph -
  • feuilleter
  • Roman
  • Littérature française
  • Date de parution : 28/08/2014
  • Format : 11,5 x 19,0 cm, 144 p., 13.00 €
  • ISBN 978-2-283-02644-1

Joseph est ouvrier agricole dans une ferme du Cantal. Il a bientôt soixante ans. Il connaît les fermes de son pays, et leurs histoires. Il est doux, silencieux. Il a aimé Sylvie, un été, il avait trente ans. Elle n’était pas d’ici et avait beaucoup souffert, avec et par les hommes. Elle pensait se consoler avec lui, mais Joseph a payé pour tous. Sylvie est partie au milieu de l’hiver avec un autre. Joseph s’est mis à boire, comme on tombe dans un trou.

Joseph a un frère, marié, plus beau et entreprenant, qui est allé faire sa vie ailleurs et qui, à la mort du père, a emmené la mère vivre dans sa maison. Joseph reste seul et finira seul. Il est un témoin, un voyeur de la vie des autres.

Joseph est le nouvel opus de Marie-Hélène Lafon. Roman émouvant, traversé en profondeur par une rivière souterraine qui a prénom de femme et de servante : Félicité. Avec talent et humour, Marie-Hélène Lafon rend ici un magnifique hommage à son cher Flaubert...

ils en parlent…
  • « […] la romancière sait admirablement rythmer sa phrase, la rendre enveloppante, d’une poésie chantante, où la syntaxe est essentielle comme le travail sur la langue. »

    Lire

     

    « De livre en livre, Marie-Hélène Lafon explore avec une belle économie de moyens et une rare justesse un monde à la fois immuable et en pleine mutation. Un monde dont Joseph est le témoin idéal. »

    Alexandre Fillon. Livres Hebdo.

     

    « Joseph dresse le portrait d’un héros au cœur simple, d’un héraut aux silences éloquents. Une épure stylistique pour dire l’humain, ses racines et un monde qui s’écroule. »

    Béatrice Putégnat, Librairie Pages après pages (Paris). Page des Libraires.

     

    « En émule de Flaubert, Marie-Hélène Lafon ne cède rien au hasard. Une autorité qui fait style. »

    E.B. Le Figaro Magazine.

     

    « Magnifique livre qui tient la chronique discrète et douce de gens qui, inexorablement, disparaissent, et avec eux leur monde en entier. »

    Xavier Houssin. Le Monde Des Livres.

     

    « Dans une langue modeste et fière, qui roule sans discontinuer tel un flot de confidences, s’esquisse comme au gré des souvenirs une existence avec ses bonheurs muets et ses tourments tus. »

    Corinne Renou-Nativel. La Croix.

     

    « Aux côtés de Bergounioux, Michon et Millet, l’auteur s’est désormais installée comme la quatrième romancière du « désert central ». […] Depuis les débuts, en 2001, une œuvre de première force discrètement se construit. »

    L’Humanité.

     

    « Dans ce livre magnifique, d’une grande intensité, la romancière n’accompagne pas seulement le destin d’un homme, elle dit la fin d’un monde quand les jeunes partent et que les vieux passent l’essentiel de leurs soirées à se souvenir des bons moments. »

    Christine Ferniot. Lire.

     

    « Marie-Hélène Lafon est une orfèvre. Dans ses romans, il n’est pas un mot qui ne soit à sa place, pas une phrase qui ne sonne pas juste, pas une ponctuation superflue. »

    Prima.

     

    « Lorsqu’on arrive au terme du livre, il apparaît tout à coup évident que le prénom du héros n’est pas fortuit. La ressemblance entre ce Joseph, né au milieu des années 1950, et son homonyme des Évangiles, le charpentier de Nazareth, s’impose. II y a des saints qui s’ignorent Et des romans dont la modestie touche au sublime. »

    Astrid de Larminat. Le Figaro Littéraire.

Vidéo Mollat.com : Marie-Hélène Lafon présente Joseph
Podcast France Culture - Les bonnes feuilles par Sandrine Treiner, Augustin Trapenard - 05/08/2014
Extrait du livre audio disponible chez Audiolib lu par Marie-Christine Barrault