Arnaud Lagardère. L’insolent -
  • Libella-Maren Sell essais-documents
  • Date de parution : 02/11/2006
  • Format : 15,3 x 23,5 cm, 240 p., 18,25 EUR €
  • ISBN 978-2-35004-054-7
Arnaud Lagardère. L’insolent
Thierry Gadault

« Je suis chez moi » ! Juillet 2006. Trois ans après le décès de Jean-Luc Lagardère, la longue bataille pour sa succession s’est terminée sur une victoire complète de son fils Arnaud. Avec le départ de Noël Forgeard de la tête d’EADS, il vient d’écarter le dernier héritier autoproclamé de son père. Plus personne, à l’intérieur du groupe comme à l’extérieur, ne peut maintenant lui contester la direction.
Avant de succéder à son père, Arnaud Lagardère avait déjà ses ennemis : ceux qui l’avaient obligé à s’écarter de sa famille maternelle, ou qui lorgnaient sa place. Comme Dominique de Villepin. Après le décès de son père, Arnaud a dû se battre contre l’État Chirac, désireux de faire payer à l’héritier le passif du père. Pendant une longue année, Francis Mer, alors ministre de l’Économie, a pris en otages tous les dossiers concernant le groupe pour le faire craquer. Arnaud Lagardère a tenu. Sans protection politique, son ami Nicolas Sarkozy jouant lui-même un rôle ambigu dans toute cette histoire, Arnaud Lagardère, soutenu par quelques vieux amis de papa et de rares lieutenants fidèles, a appris à éviter les chausse-trappes et à survivre. En déjouant, au passage, une OPA de Vivendi. Le dauphin inconsistant et léger s’est révélé en souverain inflexible et indépendant.
Propriétaire de Paris Match, d’Europe 1, d’Elle, du Journal du Dimanche, du troisième groupe mondial d’édition, actionnaire du Monde, du Parisien, de Canal +, d’EADS et d’Airbus, le groupe Lagardère est un levier d’influence incontournable.
L’auteur a rencontré plus de quarante personnes afin de composer le portrait de cet héritier sportif et insolent devenu l’un des hommes les plus puissants de France.

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